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Avant de parler de trouble, il est nécessaire de comprendre ce qu’est l’humeur.
Chacun s’est déjà senti de « mauvaise humeur » ou au contraire de « bonne humeur », chacun a donc expérimenté la notion d’humeur, et sa variabilité.
L’humeur peut être comparée à la température, responsable de la montée du baromètre émotionnel interne de chaque individu. Notre organisme tend à maintenir en équilibre notre humeur en agissant sur tous les facteurs vitaux et leurs interactions dans l’organisme. Ainsi l'humeur peut être gaie, optimiste, triste, irritable, colérique, mélancolique, abattue, sans que la personne ne puisse la contrôler… Curseur naturel, l’humeur régule l’intensité énergétique avec laquelle chaque personne fonctionne. Quand ses variations dépassent une certaine amplitude le comportement de la personne peut être altéré. C’est ce que l’on appelle les troubles de l’humeur. Ces troubles de l’humeur se caractérisent par des états opposés de « hauts » et de « bas ». Pendant une période « haute » la personne se sent euphorique, exaltée, en désinhibition totale. Au contraire, pendant la phase « basse » la personne vit en dépression, ressent une forte mélancolie, la perte d’intérêt pour tout. La durée et la fréquence de ces phases hautes et basses sont variables d’une personne à une autre. Cependant, il est reconnu qu’une phase est dite haute lorsqu’elle dure au moins une semaine, et deux semaines pour la phase dite basse. Chez certaines personnes les phases hautes et basses peuvent se succéder quasiment tous les jours pendant au moins une semaine. Ces personnes vivent alors un état mixte. |