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Lorsque le diagnostic tombe, il est parfois très difficile de l’accepter et de le comprendre. Le sentiment de culpabilité est souvent présent. Un soutien moral permanent est alors nécessaire. Cela parait évident mais ce n’est malheureusement pas acquis par tous. Les proches souffrent, même s’ils n’osent l’avouer, et font parfois preuve de rejet ou de déni face à cette maladie mentale. La cause : la peur et l’ignorance de cette pathologie. C’est pourtant en regardant la réalité de la maladie en face, en respectant la personne atteinte et en faisant front avec elle que l’évolution de la maladie peut être positive.
Les proches doivent trouver un juste milieu entre l’absence d’implication et la substitution au soignant. Ces deux comportements extrêmes partent souvent de bonnes intentions : soit les proches ne veulent pas interférer dans la prise en charge, soit ils veulent aider au maximum le patient. Quel que soit l’amour que vous portez à une personne souffrant des troubles bipolaires, ne devenez pas une victime sur le plan émotionnel ou financier. Souvent, les familles de personnes bipolaires se sentent également isolées, voire incomprises par leur entourage. Or, il est nécessaire de rappeler que dans chaque famille au sens large, un membre présente des troubles bipolaires.
Des groupes de soutien destinés aux familles existent : grâce à eux vous pourrez discuter, exprimer et partager vos émotions, vous renseigner sur le trouble bipolaire et les traitements. N’hésitez pas à vous en rapprocher. Ainsi l’association Argos 2001 organise des activités de groupes de patients bipolaires et des conférences d’information autour de cette maladie.
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