Accepter les humeurs variables voire excessives d’autrui est tout autre chose que comprendre la réalité d’une maladie. Or, les organisations disposent aujourd'hui de très peu d’outils pour prévenir les problèmes liés à la santé mentale.
Le risque psychosocial paraît difficile à aborder en entreprise car il est vécu comme difficilement quantifiable, subjectif, et très lié aux caractéristiques de personnalité des salariés.
Les chiffres sont cependant éloquents : 25% des arrêts de travail de 2 à 4 mois sont dus à des troubles mentaux et du comportement (étude Assurance Maladie 2004), dont deux tiers sont des épisodes dépressifs. Et dans 9 cas sur 10 (selon une étude en Aquitaine) le salarié atteint de ces troubles psychologiques est licencié.
Le Plan de Santé au Travail 2005-2009, défini par le Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion Sociale, prévoit d’« encourager les entreprises à être acteur de la santé au travail, mobiliser les services de santé pour mieux prévenir les risques psychosociaux. Il convient de garantir l’intégrité, à la fois physique et mentale du salarié. L’objectif est de mieux prévenir les risques d’origine psychosociale et, en particulier, ceux du stress, dans l’entreprise ».