La démarche

Projet des Clairières

Sommaire

 Une démarche innovante


La démarche mise en œuvre aux Clairières est unique en son genre. Aux Clairières, la personne est actrice de son futur. 
 
Les émotions n’évoluent pas de façon linéaire mais plutôt de manière variable, et c’est cette amplitude qui bien souvent cause de rechutes. Il est donc important que l’accompagnement soit non seulement porté sur la compréhension de la maladie, des soins, mais aussi sur le retour à la vie émotionnelle, affective et professionnelle.
 
Le patient conçoit, avec l’équipe accompagnante, un projet thérapeutique (projet de soin, de vie). Celui-ci doit être un parcours continu. Un parcours avec des activités de sensibilisation, d’information, d’apprentissage et d’accompagnement psychosocial sur la maladie, son traitement, ses soins, et ses comportements de santé.
 
Le projet thérapeutique vise directement à aider le patient et ses proches à comprendre la maladie et le traitement, coopérer avec les soignants, trouver le mode de gestion émotionnel le mieux adapté au patient, la meilleure stratégie de retour à la vie familiale en fonction du contexte et l’approche la plus pertinente à un retour à la vie professionnelle.
 

La démarche des Clairières est d’associer une prise en charge psycho éducative à des traitements médicamenteux.
 
L’équipe accompagnante des Clairières est consciente des perturbations comportementales et émotionnelles que provoquent les troubles et des difficultés familiales, conjugales et professionnelles qui en découlent. Il est donc fondamental que les tiers soient informés au même titre que les patients.
 
C’est pourquoi, en complément de la prise en charge de la gestion de l’humeur par voie médicamenteuse, la démarche thérapeutique des Clairières va porter sur la famille, l’entreprise, la vie durant le séjour et post-séjour et sur la connaissance de soi, sur les volets émotionnels, corporels et le parcours de vie pour la sphère psychique.


 Fondements de la démarche


- Ambition (en référence aux travaux du Pr. VIETA) : 40 % des patients pourraient reprendre une activité sociale/ salariée sans rechute après un soin adapté.
 
- Mettre la personne au centre de la démarche de soins.
 
- Agir à 2 niveaux lors du processus : en amont de la crise par de la prévention, et en aval par de la postvention.
 
- Aider au décloisonnement des dispositifs de prise en charge.
 
- Développer des coopérations avec le secteur public en s’appuyant sur des conventions de partenariat.
 
- Associer à la démarche les acteurs du médico social : groupes d’entraide mutuelle, S.A.M.S.A.H., associations de patients et de familles, etc.
 
- Intégrer dans la démarche de soins l’entourage et l’entreprise. (Cf. moyens ci-dessous).
 
- Créer un site Internet sur le modèle de Drogue info services et Sida info services, afin d’améliorer la communication des acteurs concernés par la pathologie, avec notion de « télé médecine ».
 
- Créer 1 centre par région dans les 5 prochaines années, pour envisager la création d’un centre par département en fonction de la validité de l’expérimentation et des résultats obtenus, en termes de prévention et de stabilisation de l’humeur des personnes.